| Âge | À partir de 4 ans |
| Réalisateur | Hayao Miyazaki |
| Prix | 20 € |
Le petit Sôsuke, cinq ans, habite une maison construite au sommet d'une falaise qui surplombe la mer. Un matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson piégée dans un pot en verre, qu'il baptise Ponyo. Sôsuke la sauve et décide de la garder avec lui dans un seau. Ponyo est aussi fascinée par Sôsuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto — un sorcier autrefois humain qui vit au fond de la mer — la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour retrouver Sôsuke, provoquant inconsciemment une gigantesque explosion des forces naturelles.
Contrainte de fuir Tokyo, sa ville natale, sous les bombardements de l'armée américaine, la famille de Miyazaki s'installe à quelques kilomètres de la capitale. Cette expérience laissera une empreinte profonde chez le cinéaste, beaucoup des thèmes (l'aviation, le deuil, l'enfance, l'attachement à la nature) qui sont explorés au travers de son œuvre provenant de cette période.
Inconditionnel de bandes dessinées, Miyazaki trouve très tôt sa vocation. En 1979, il réalise son premier long métrage, Le Chateau de Cagliostro, une épopée magistrale qui devient d'emblée un classique au Japon. En 1984, il porte à l'écran sa propre bande dessinée et fait l'unanimité avec Nausicaä de la vallée du vent. Le succès du film est tel qu'il lui de fonder son propre studio : Ghibli est né. Entièrement dévolus à l'animation de qualité, les studios Ghibli conjuguent exigence et succès public. Les deux associés enchaînent alors les projets, notamment Le château dans le ciel (d'après Les Voyages de Gulliver) en 1986, le réaliste et nostalgique Mon voisin Totoro (Miyazaki y évoque ses souvenirs et décrit le Japon de l'après-guerre) en 1988, ou encore la fable porcine Porco Rosso (1992).
En 1997, le réalisateur s'attaque à Princesse Mononoké, une fable épique. Le film remporte un énorme succès au Japon attirant près de 15 millions de spectateurs - un record pour un film d'animation. Alors qu'il avait menacé de mettre un terme à sa carrière, il poursuit finalement sur sa lancée et réalise Le Voyage de Chihiro. Le film lui vaut cette fois une véritable reconnaissance internationale puisqu'il remporte l'Oscar du meilleur film d'animation ainsi que l'Ours d'Or au Festival de Berlin en 2002.
Parallèlement Miyazaki inaugure un musée à la gloire de l'animation : le musée Ghibli à Mitaka, au Japon. Il ne délaisse pas les planches à dessin pour autant et s'attelle à la réalisation du Château ambulant, inspiré d'un roman de Diana Wynne Jones, puis à Ponyo sur la falaise.
Sources : AlloCiné