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Les écrans : savoir (se) poser des limites

Mais pourquoi les écrans fascinent-ils autant nos enfants ?
Simplement parce qu’ils répondent à une dimension essentielle à tous les êtres humains en développement : la distraction et, pour les écrans tactiles, le besoin d’ interaction, et ce, sans le moindre effort. Réagissant immédiatement au toucher, ils offrent une gratification instantanée à l’enfant qui va alors répéter l’opération. Dès-lors, comment comment aider nos enfants à se détacher des écrans ? Comment les convaincre que distraction, interaction, et gratifications peuvent se trouver ailleurs…On fait le point ! 

1- Montrer l’exemple

Nos enfants sont de vraies éponges et copient nos gestes (comme nos mimiques ou nos habitudes de langage) sans que nous en ayons toujours conscience. En leur présence, il est donc important d’adopter les bons réflexes,  pour leur apporter ces interactions et distractions si importantes. Coupez le son du téléphone, abstenez vous de le prendre à table, résister à l’envie de répondre à un texto ou de consulter vos réseaux sociaux…

2- Bien connaître les capacités de vos enfants selon leurs âges

Les principales recommandations dans nombre de pays sont issues de l’avis de l’Académie américaine de pédiatrie, qui a émis, en octobre 2016, un document intitulé « Media and Young Minds », après avoir compilé les dernières recherches, tout en mentionnant que ces dernières étaient encore rares.

Avant 3 ans : pas de télé, très peu de tablette.
l’Académie américaine de pédiatrie rappelle que les enfants de moins de 2 ans ont besoin avant tout, pour développer leurs compétences socio-émotionnelles, linguistiques, motrices et cognitives, d’interagir avec leur entourage et le monde physique et que, avant cet âge, les bénéfices des écrans restent limités. Elle déconseille ainsi fortement aux familles d’exposer les enfants avant 18-24 mois aux écrans (sauf pour discuter en ligne, via Skype par exemple, quand les proches d’une famille sont éloignés).

2-5 ans : 1 heure par jour au maximum
L’Académie américaine de pédiatrie conseille de limiter le temps d’écran des enfants de 2 à 5 ans à 1 heure par jour (tous appareils confondus), à condition que le contenu soit de qualité et que l’adulte aide l’enfant à comprendre ce qu’il regarde et à appliquer dans le monde physique ce qu’il a appris.

À partir de 6 ans
Il n’existe pas de recommandation précise. À chaque parent d’édicter ses règles (le mieux étant de commencer dès le plus jeune âge pour habituer l’enfant à suivre un cadre), en prenant en compte quelques précisions : Plus l’enfant sera jeune et plus la fréquence et la durée d’exposition aux écrans devront être courtes, voire occasionnelles. Le temps passé devant les écrans est le temps cumulé sur TOUS les supports : télé, ordinateur, smartphone, tablette…Une heure de télé après l’école, pourquoi pas, mais quand on ajoute 20 min de tablette sur son appli préférée, puis 30 min de jeux vidéo en ligne avec les copains et 15 minutes sur Skype avec son parrain parti à l’étranger, l’addition se corse !
Le temps consacré aux écrans ne doit pas empiéter sur les activités importantes pour le bon développement des enfants, tels que les repas et le sommeil mais également le sport, le jeu libre, les jeux de société, la lecture, les activités manuelles, artistiques et culturelles, les devoirs…Tout est une question d’équilibre.

3- S’aider d’une méthode

Comme le résume avec humour Elisabeth Baton-Hervé, spécialiste des médias à l’Union nationale des associations familiales (UNAF) :« C’est aux écrans de s’adapter au rythme de la famille et pas l’inverse !»

La Psychologue clinicienne et thérapeute familiale, Sabine Duflo propose sur son site 4 conseils simples à retenir : la méthode des « 4 pas ».

Pas d’écrans le matin…

…avant de partir à l’école. Les écrans sont des capteurs d’attention. L’enfant qui regarde un écran le matin fatigue son système attentionnel avant d’arriver en classe et aura plus de difficulté à rester concentré.

Pas d’écrans pendant les repas…

…ni de télé allumée! Le repas est le moment privilégié pour tisser les relations familiales et apprendre à parler en groupe : savoir écouter, ne pas se couper la parole, énoncer clairement son opinion, être en désaccord sans s’énerver…Consacrez ce moment à discuter, à poser des questions, à vous intéresser à leur quotidien. Au-delà d’impacter la vie de famille, il faut aussi prendre en compte le contenu anxiogène de certains programmes (en particulier le journal télévisé), qui a des répercussions sur l’enfant, même s’il est trop jeune pour comprendre…

Pas d’écrans avant de s’endormir

La lumière bleue émise par les écrans retarde la sécrétion de la mélatonine, cette hormone produite par la glande pinéale quand il fait sombre et qui indique au cerveau que c’est le moment de s’en dormir. De plus, les écrans ont souvent un contenu excitant, voire chargé émotionnellement, qui met l’enfant dans un état de tension. À l’occasion de la 18e Journée du sommeil, en mars dernier, l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) a sonné l’alarme en recommandant de lâcher les écrans au moins 1h30 avant le coucher et durant toute la nuit, parlant de « couvre-feu digital ».

Pas d’écrans dans la chambre des enfants

L’isolement rend difficile le contrôle des parents sur le contenu et accentue le risque de surconsommation, les enfants ayant une très faible capacité à s’autoréguler ! Pas d’écrans, signifie aussi savoir être seul et s’occuper en faisant appel à son imagination, à sa curiosité, à son inventivité…L’ennui, l’absence de stimuli permanents sont primordiaux pour le développement et la vie intérieure de l’enfant :« l’ennui rend intelligent ! ».

Quant aux ados, évitez le téléphone dans leur chambre, la nuit. L’idéal est de décider d’un endroit (salon, cuisine…) où toute la famille laissera son portable à charger (via un chargeur multiple, par exemple).

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